Didactique des langues- Claude Springer

Points de vue sur des questions de didactique des langues – TIC, évaluation, CECR, actionnel

Plurilinguisme : Langues en péril

Posted by springclo sur 18 février 2009

L’Unesco recense 2 500 langues en péril

Peut-on sauver une langue comme on sauve un temple des outrages du temps ou de la destruction des hommes ? L’Atlas 2009 international des langues en péril, présenté jeudi 19 février à l’Unesco, à Paris, donne une vision plus optimiste et nuancée que ne le laisse supposer son intitulé. Alors que l’atlas de 1999 en relevait 600 et celui de 2001, 900, la troisième édition, réalisée par 25 chercheurs sous la houlette du linguiste Christopher Moseley, estime à 2 511 le nombre de langues vivantes dont la situation est soit vulnérable, en danger, sérieusement en danger, en situation critique ou éteinte dans le monde.

En France, 26 langues dont la majorité « en danger »

Le basque, le breton, le corse et l’occitan voisinent avec le champenois, le bourguignon, le franco-provençal ou encore le picard, qui, avec ses 700 000 locuteurs dont 500 000 en France, pourrait bénéficier de l’effet Ch’tis. Au total, l’atlas de l’Unesco recense 26 langues dont la plupart sont estimées « sérieusement en danger ». Quelques-unes – tel le ligurien, l’alémanique, le luxembourgeois et le francique (ces trois derniers idiomes étant jugés, à l’instar du flamand occidental, « vulnérables ») -, sont transfrontalières. Citons encore le languedocien, le franc-comtois, le gascon, l’auvergnat, le limousin, le poitevin-saintongeais, le gallo, le normand, le lorrain, le provençal, piémontais ou alpin. Mais aussi le wallon et le rhénan.

Un chiffre à mettre en regard des 6 912 langues recensées par L’Ethnologue, l’index officiel et seule estimation scientifique disponible. La concentration de langues en danger est particulièrement forte dans les régions du monde qui présentent aussi la plus grande diversité linguistique : la Mélanésie, l’Afrique subsaharienne et l’Amérique du Sud.

Ce bond quantitatif considérable ne signifie en rien une aggravation, mais reflète simplement « un meilleur recensement » des idiomes, explique Cécile Duvelle, chef de section du patrimoine immatériel de l’Unesco. Dans leur typologie, les linguistes ont classifié ces langues et leur degré de « péril » en fonction de critères de « vitalité » linguistique tels que, notamment, le nombre de locuteurs, mais aussi la transmission de la langue d’une génération à l’autre et les politiques linguistiques du gouvernement et des institutions.

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