Didactique des langues- Claude Springer

Points de vue sur des questions de didactique des langues – TIC, évaluation, CECR, actionnel

Le président évalué par ses pairs !

Posted by springclo sur 20 février 2009

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Sarkozy et les universités : le président et le mathématicien

Posted by springclo sur 19 février 2009

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Monsieur le Président, vous ne mesurez peut-être pas la défiance…, par Wendelin Werner LE MONDE | 18.02.09 | 13h57 • Mis à jour le 18.02.09 | 15h17

Je ne pensais pas un jour me retrouver dans la situation qui est la mienne aujourd’hui, à savoir écrire une lettre ouverte au président de la République française : ce qui m’intéresse avant tout, et ce à quoi j’ai choisi de consacrer ma vie professionnelle, c’est de réfléchir à des structures mathématiques, d’en parler avec mes collègues en France et à l’étranger et d’enseigner à mes étudiants. J’ai eu le privilège de voir mes travaux aboutir et récompensés par un prix important. Cela me donne une certaine responsabilité vis-à-vis de ma communauté et me permet aussi d’être un peu plus écouté par les médias et le pouvoir politique.

Comme le montre le sociologue allemand Max Weber dans son diptyque Le Savant et le Politique, auquel Barack Obama s’est d’ailleurs implicitement référé dans son discours d’investiture, nous devons partager une même éthique de la responsabilité. C’est au nom de celle-ci que je m’adresse aujourd’hui à vous.

Vous ne mesurez peut-être pas la défiance quasi unanime à votre égard qui s’installe dans notre communauté scientifique. L’unique fois où nous avons pu échanger quelques mots, vous m’avez dit qu’il était important d’arriver à se parler franchement, au-delà des divergences, car cela fait avancer les choses. Permettez-moi donc de nouveau de m’exprimer, mais de manière publique cette fois.

Je m’y sens aussi autorisé par l’extrait suivant du discours que vous aviez prononcé il y a un an lors de votre venue à Orsay pour célébrer le prix Nobel d’Albert Fert : « La tâche est complexe, et c’est pourquoi j’ai voulu m’entourer des plus grands chercheurs français, dont vous faites partie, pour voir comment on pouvait reconfigurer notre dispositif scientifique et lui rendre le pilotage le plus efficace possible. Je les consulterai régulièrement, ces grands chercheurs, et je veux entendre leurs avis. » Je vous donne donc mon avis, sans crainte et en toute franchise.

Votre discours du 22 janvier a, en l’espace de quelques minutes, réduit à néant la fragile confiance qui pouvait encore exister entre le milieu scientifique et le pouvoir politique. Il existait certes, déjà, une réaction hostile d’une partie importante de notre communauté aux différents projets mis en place par votre gouvernement et leur motivation idéologique. Mais c’est uniquement de votre discours et de ses conséquences dont je veux parler ici.

Tous les collègues qui l’ont entendu, en direct ou sur Internet, qu’ils soient de droite ou de gauche, en France ou à l’étranger (voir la réaction de la revue Nature), sont unanimement catastrophés et choqués. De nombreuses personnes présentes à l’Elysée ce jour-là m’ont dit qu’elles avaient hésité à sortir ostensiblement de la salle, et les réactions indignées fleurissent depuis.

Rappelons que vous vous êtes adressé à un public comprenant de nombreux scientifiques dans le cadre solennel du palais de l’Elysée. Je passerai sur le ton familier et la syntaxe approximative qui sont de nature anecdotique et ont été suffisamment commentés par ailleurs. Lorsque l’on me demande à quoi peut servir une éducation mathématique au lycée pour quelqu’un dont le métier ne nécessitera en fait aucune connaissance scientifique, l’une de mes réponses est que la science permet de former un bon citoyen : sa pratique apprend à discerner un raisonnement juste, motivé et construit d’un semblant de raisonnement fallacieux et erroné.

La rigueur et le questionnement nécessaires, la détermination de la vérité scientifique sont utiles de manière plus large. Votre discours contient des contrevérités flagrantes, des généralisations abusives, des simplifications outrancières, des effets de rhétorique douteux, qui laissent perplexe tout scientifique. Vous parlez de l’importance de l’évaluation, mais la manière dont vous arrivez à vos conclusions est précisément le type de raisonnement hâtif et tendancieux contre lequel tout scientifique et évaluateur rigoureux se doit de lutter.

Nous sommes, croyez-moi, très nombreux à ne pas en avoir cru nos oreilles. Vous, qui êtes un homme politique habile, et vos conseillers, qui connaissent bien le monde universitaire, deviez forcément prévoir les conséquences de votre discours. Je n’arrive pas à comprendre ce qui a bien pu motiver cette brutalité et ce mépris (pour reprendre les termes de Danièle Hervieu-Léger, la présidente du comité que vous avez mis en place ce jour-là), dont l’effet immédiat a été de crisper totalement la situation et de rendre impossible tout échange serein et constructif. De nombreux étudiants ou collègues de premier plan, écoeurés, m’ont informé durant ces quinze derniers jours de leur désir nouveau de partir à l’étranger. J’avoue que cela m’a aussi, un très court instant, traversé l’esprit en écoutant votre intervention sur Internet.

Le peu de considération que vous semblez accorder aux valeurs du métier de scientifique, qui ne se réduisent pas à la caricature que vous en avez faite – compétition et appât du gain -, n’est pas fait pour inciter nos jeunes et brillants étudiants à s’engager dans cette voie. La ministre et vos conseillers nous assurent depuis plus d’un an que vous souhaitez authentiquement et sincèrement aider la recherche scientifique française. Mais vous n’y parviendrez pas en l’humiliant et en la touchant en son principe moteur : l’éthique scientifique.

Comme vous l’expliquez vous-même, la recherche scientifique doit être une priorité pour un pays comme la France. En l’état actuel des choses, il ne semble plus possible à votre gouvernement de demander à la communauté scientifique de lui faire confiance.

De nombreux collègues modérés et conciliants expriment maintenant leur crainte d’être instrumentalisés s’ils acceptent de participer à une discussion ou à une commission. Les cabinets de la ministre de la recherche et du premier ministre ont certainement conscience de l’impasse dans laquelle vous les avez conduits. J’ai essayé de réfléchir ces derniers jours à ce qui serait envisageable pour sauver ce qui peut encore l’être et sortir de l’enlisement actuel.

Un début de solution pourrait être de vous séparer des conseillers qui vous ont aidé à écrire ce discours ainsi que de ceux qui ne vous ont pas alerté sur les conséquences de telles paroles. Ils sont aussi responsables de la situation de défiance massive dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui, et que votre intervention du 22 janvier a cristallisée.

Ils ont commis, à mon sens, une faute grave et c’est votre propre dogme que toute faute mérite évaluation et sanction appropriée. Cela permettrait à notre communauté de reprendre quelque espoir et de travailler à améliorer notre système dans un climat apaisé, de manière moins idéologique et plus transparente.

Il est, pour moi, indispensable de recréer les conditions d’un véritable dialogue. L’organisation de la recherche et de l’enseignement supérieur est certes un chantier urgent mais, comme vous l’aviez noté il y a un an, il est d’une extrême complexité. Sa réforme demande de l’intelligence et de la sérénité. Il n’appartient qu’à vous de corriger le tir.

Wendelin Werner, professeur de mathématiques, université Paris-Sud et Ecole normale supérieure Médaille Fields 2006 et membre de l’Académie des sciences

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Identité numérique et sites sociaux : dangers

Posted by springclo sur 19 février 2009

Cette vidéo explique sans ambiguïté le but des réseaux sociaux ! A méditer !!

Voir aussi l’article du Monde Vie privé sur internet qui parle de ce problème
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** « En l’absence de standards juridiques internationaux, la dernière mesure prise par Facebook ne fait que confirmer ce que nous nous échinons à dire aux jeunes : en l’état actuel du droit, vous n’avez aucune garantie. Si vous allez sur un site de réseau social, c’est à vous de maîtriser l’information que vous y mettez », commente Alex Türk, président de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL). Président du G29, le groupe qui réunit à Bruxelles les 27 « CNIL » européennes, M. Türk précise que celui-ci devrait « d’ici l’été » émettre une recommandation sur les réseaux sociaux. En avril 2008, le G29 avait rendu un avis relatif aux moteurs de recherche (pour la plupart établis hors des frontières de l’Union), leur demandant de réduire la durée de conservation des données de leurs utilisateurs. En septembre, Google a accepté de réduire cette durée de 18 à 9 mois, suivi en décembre par Microsoft (6 mois) et Yahoo (3 mois).**

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Plurilinguisme : Langues en péril

Posted by springclo sur 18 février 2009

L’Unesco recense 2 500 langues en péril

Peut-on sauver une langue comme on sauve un temple des outrages du temps ou de la destruction des hommes ? L’Atlas 2009 international des langues en péril, présenté jeudi 19 février à l’Unesco, à Paris, donne une vision plus optimiste et nuancée que ne le laisse supposer son intitulé. Alors que l’atlas de 1999 en relevait 600 et celui de 2001, 900, la troisième édition, réalisée par 25 chercheurs sous la houlette du linguiste Christopher Moseley, estime à 2 511 le nombre de langues vivantes dont la situation est soit vulnérable, en danger, sérieusement en danger, en situation critique ou éteinte dans le monde.

En France, 26 langues dont la majorité « en danger »

Le basque, le breton, le corse et l’occitan voisinent avec le champenois, le bourguignon, le franco-provençal ou encore le picard, qui, avec ses 700 000 locuteurs dont 500 000 en France, pourrait bénéficier de l’effet Ch’tis. Au total, l’atlas de l’Unesco recense 26 langues dont la plupart sont estimées « sérieusement en danger ». Quelques-unes – tel le ligurien, l’alémanique, le luxembourgeois et le francique (ces trois derniers idiomes étant jugés, à l’instar du flamand occidental, « vulnérables ») -, sont transfrontalières. Citons encore le languedocien, le franc-comtois, le gascon, l’auvergnat, le limousin, le poitevin-saintongeais, le gallo, le normand, le lorrain, le provençal, piémontais ou alpin. Mais aussi le wallon et le rhénan.

Un chiffre à mettre en regard des 6 912 langues recensées par L’Ethnologue, l’index officiel et seule estimation scientifique disponible. La concentration de langues en danger est particulièrement forte dans les régions du monde qui présentent aussi la plus grande diversité linguistique : la Mélanésie, l’Afrique subsaharienne et l’Amérique du Sud.

Ce bond quantitatif considérable ne signifie en rien une aggravation, mais reflète simplement « un meilleur recensement » des idiomes, explique Cécile Duvelle, chef de section du patrimoine immatériel de l’Unesco. Dans leur typologie, les linguistes ont classifié ces langues et leur degré de « péril » en fonction de critères de « vitalité » linguistique tels que, notamment, le nombre de locuteurs, mais aussi la transmission de la langue d’une génération à l’autre et les politiques linguistiques du gouvernement et des institutions.

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Mieux comprendre les didactiques du plurilinguisme en 3 sites

Posted by springclo sur 15 février 2009

La question du plurilinguisme est centrale aux préoccupations actuelles de la didactique des langues. De nombreuses recherches et réalisations permettent de mieux comprendre les enjeux mais aussi le potentiel des didactiques plurielles.

Le site de l’IRRE du Val d’Aoste propose une somme remarquable de ressources pour se faire une idée globale des questions de didactique.

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Autre site fondamental, celui de l’ADEB. On y trouve une bonne bibliographie et des textes fondamentaux sur le plurilinguisme.

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Enfin, le Fil du bilingue propose des documents pédagogiques pour les professeurs en sections bilingues en Europe et dans le monde.

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